(UNIVERSITÉ PICARDE LIBRE DE THIÉRACHE)

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Achochonnè à Picard dzeur ech Wépe.
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PRESENTATION DE LA F.I.P.Q.

        L’Université picarde libre de Thiérache (en picard, Franque In·niviérchitèie picàrte éd Qhiérache) a été fondée de fait en 1982, et officiellement en 1987. Son premier but est la sauvegarde de la langue picarde, le second est son enseignement. Son siège est à Lemé dans l’Aisne (Picardie de l’Est). Les membres fondateurs tenaient autour d’une table : Jean-Marie Braillon, Henri Braillon, Marie-Madeleine Braillon-Rabouille, Éléna Fédina-Braillon, Jean Grassart, Bernard Karman, Jean-Luc Ragi, Olivier Leprince, Catherine Oget.

        Dès février 1987 est apparu Urchon-Pico, journal satirique picard, édité à 7 ou 8 numéros par ans (selon l’actualité). Urchon-Pico signifie le hérisson qui pique, avec un jeu de mot sur pico-picard. Urchon étant une des variantes du nom d’Hirson, lieu où le journal a vu le jour. Le personnage d’Urchon (la mascotte) apparaît dans tous les numéros. En juin 1987 est né Nanàr, le morveux du Moulin des Loups (éch cachiveu du Molin dés Leups). Dans chaque numéro, une ou deux pages laissent la place à une courte bande dessinée où Nanàr réagit à l’actualité du picard, ou vit simplement sa vie de garnement. Philippe Casiez écrit très régulièrement une chronique d’humeur dans le journal, où il laisse percer la colère des Picards qui se sentent humiliés à chaque fois qu’on parle de langues régionales et qu’on oublie leur langue. Les piliers du journal ont été Marie-Madeleine Braillon-Rabouille avec son Touqhé chés gloute-gheules (le coin des gourmets), rassemblant des recettes picardes originales, anciennes ou nouvelles, Le regretté Eugène Dutouquet, avec son personnage de Tintin-Crou, Jean-Noël Carion, Albert Rabouille, Gilbert Beuvelet qui croque la Thiérache profonde à pleine plume, et tous ceux qui ont déjà écrit un ou plusieurs articles.


        En 1988, elle a co-organisé un premier concours du picard (de l’école à l’université) qui eut un important succès. Pour des raisons techniques, l’expérience n’a pas pu être renouvelée avant l’année scolaire 2000-2001. Ce concours a été réalisé en collaboration avec l’A.R.P.P. (de l’Office Culturel Régional d’Amiens) et le Rectorat d’Amiens. Des établissements scolaires des trois départements de la Picardie administrative ont participé au concours 2000-2001. On trouvera le palmarès dans la rubrique « Concours du picard ».

        La F.I.P.Q. effectue, en plus de l’enseignement, des travaux de recherche en linguistique. Elle a publié plus de trente glossaires (de tous les horizons de la Picardie linguistique), des ouvrages d’aide aux enseignants, elle a adopté une graphie uniformisante (qui permet de n’avoir qu’un type de mot pour plusieurs prononciations, exemple siau et sieu qui désignent le seau, s’écriront sioe) (cf «graphie F.I.P.Q». Enfin, est paru le premier tome du premier dictionnaire général français-picard (lettre A,B et C, soit 32800 mots) qui regroupe les mots de toute l’aire linguistique picarde. Les volumes suivants sont prévus pour janvier 2002 (lettres D, E & F), janvier 2003 (lettres I, J, K, L), janvier 2004 (lettres M, N, O, P, & Q), et janvier 2005 (lettres R, S, T, U, V, W, X, Y & Z). Est déjà prévu un sixième volume de complément, parution en janvier 2006. Le tome II comportera environ 27 000 mots et est en cours de mise en page (août 2001). Pour les ouvrages de linguistique édités, cf « Liste des livres ».

        Plusieurs conférences sont proposées aux gens intéressés, leur thèmes sont résumés dans le chapitre «conférences». Elles vont de la question linguistique picarde, à l’identité culturelle picarde, en passant par la médecine traditionnelle régionale, les êtres fantastiques.

        Un autre centre d’activité de la F.I.P.Q. est celui de l’histoire locale. Elle édite de petits ouvrages sur des points précis de l’histoire locale. Les auteurs sont pour la plupart des membres de la F.I.P.Q., le plus prestigieux d’entre eux étant le regretté Marc Blancpain, président d’honneur de la F.I.P.Q.. Les titres figurent dans la liste des livres.

        Toujours dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine, la F.I.P.Q. a entrepris l’inventaire des variétés de pommes ayant ou existant encore en Thiérache et dans les régions périphériques picardes. Cet inventaire n’est pas encore terminé.

        La F.I.P.Q. est associée dans les Unions Tertous en Picardie administrative, et Insanne dans la Région Nord-Pas-de-Calais. Elle entretient des liens d’échange avec de nombreuses associations comme le Centre d'Études picardes de l'Université Jules-Verne d'Amiens, La Maison de la Culture de Tournai, La Vrai Canton de Comines-Belgique, Le Borain, de Bruxelles, Ch’Lanchron d’Abbeville, Chés Croqueus d’punmes de l’Oise, etc.